Tableau de loge d’apprenti, fin du XIXe siècle. ©  Musée de la Franc-maçonnerie
Tableau de loge d’apprenti, fin du XIXe siècle. © Musée de la Franc-maçonnerie

Jusqu’au 24 juillet 2016

PARIS (75)

Bibliothèque Nationale de France, Site François-Mitterrand

www.bnf.fr

  • juin 2016
  • Par Carole Fouque , journaliste
Agenda culturel

La Franc-Maçonnerie

Jusqu’au 24 juillet 2016
PARIS (75) – Bibliothèque Nationale de France, Site François-Mitterrand

La BNF, qui conserve l’un des plus importants fonds maçonniques au monde, s’est ici associée au musée de la Franc-maçonnerie pour une exposition en tout point fascinante. En remontant aux origines historiques de la franc-maçonnerie, elle s’intéresse immanquablement aux origines de l’architecture et de l’art de bâtir. Il faut savoir que les origines symboliques (et légendaires) sont également liées aux architectes et aux tailleurs de pierre, la tradition faisant remonter la naissance de la (franc-)maçonnerie à la construction du temple de Salomon par l’architecte Hiram. Elles sont en fait beaucoup plus récentes et sont associées à la grande aventure des bâtisseurs de cathédrales. Les connaissances, très expérimentales, étaient transmises sur les chantiers, dans le secret de la loge. Architectes, tailleurs de pierre, géomètres, ingénieurs s’y réunissaient et étaient initiés aux secrets de la construction.
C’est au XVIIe siècle que s’opère le glissement de la maçonnerie « opérative » vers la maçonnerie « spéculative ». Londres qui vient d’être incendiée est en pleine reconstruction et rassemble beaucoup de métiers du bâtiment. Tous se cherchent des mécènes ; des aristocrates avec qui ils forment des sortes de clubs… Peu à peu, ces clubs de gentlemen ne travaillent plus la pierre que de manière symbolique, s’appuyant sur des outils (équerre, compas, fil à plomb… ) pour conduire leur réflexion philosophique.
En France, aux États-Unis, ces ateliers prennent une dimension plus politique. Il s’agit dès lors de réfléchir à un monde meilleur, de bâtir une nouvelle société inspirée par l’humanisme et les Lumières, guidé (ou pas) par une force suprême nommée « Grand Architecte ».

affiche
C. F. Schinkel, décor pour La Flûte enchantée, opéra de W.A. Mozart, 1819, Acte I, scène 6. © BnF, Bibliothèque-musée de l’Opéra
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